That ’70s Show : le sitcom sous acide
Années 2000. T’as 14 piges, une connexion ADSL, et une passion honteuse pour les jeans flare. En zappant entre deux clips de Sum 41, tu tombes sur un sous-sol. Six ados fument, rient et balancent des vannes de darons. Boum : That ’70s Show vient d’entrer dans ta vie.
Et là, tout s’enchaîne. Tu découvres qu’Ashton Kutcher a commencé comme débile profond. Que Mila Kunis jouait les pestes à 14 ans, et que Red Forman est littéralement le boss final des darons. À l’époque, pas de Netflix. Fallait prier pour tomber sur un bon épisode en VF, calé entre Malcolm et Friends. Et pourtant, t’étais là. Dans ce sous-sol, avec eux.
Parce que c’était ça, That ’70s Show : une capsule temporelle qui sent la clope froide, les vinyles d’Aerosmith et les hormones mal rangées. Pas besoin d’effets spéciaux. Juste un cercle de potes, des chemises moches, et des rêves de liberté plus grands que le Wisconsin.
Alors ouais, 20 piges plus tard, on revient y traîner. Par nostalgie ? Un peu. Mais surtout parce que ce show a tout capté avant les autres : l’ennui, l’amour, la rébellion, la fumette, et les punchlines qui claquent. Monte dans la Vista Cruiser. On repart faire un tour dans les seventies.
L’intrigue ? Des ados paumés dans un canapé
C’est pas Euphoria. C’est pas Skins. C’est moins glauque, plus con, mais tout aussi générationnel. That ’70s Show, c’est six ados dans une ville paumée du Wisconsin. Années 70. Hormones en feu. Libertés en chantier. Et un canapé qui voit passer plus de fumée que le moteur d’une 2CV en montée.
Le pitch ? Ultra simple. Eric Forman traîne avec ses potes dans son sous-sol. Ils glandent, rêvent, baisent (ou essaient), clashent leurs darons, et fuient l’ennui comme si c’était une MST. À leurs côtés : Donna, la rousse badass ; Kelso, le golden retriever humain ; Jackie, la peste ultra-stylée ; Hyde, le rebelle cynique ; et Fez, l’ovni venu d’un pays inconnu (littéralement).
Le décor ? Trois spots : le sous-sol (base secrète), la bagnole (pour philosopher sous acide) et le lycée (pour se faire virer). Entre deux vannes sur Nixon et des plans foireux pour choper, ça parle famille, liberté, futur. Mine de rien, ça tape juste.
Et la vibe ? Comédie chill mais pas débile. Sitcom formaté mais pas fainéant. Derrière les rires enregistrés, y’a une vraie tendresse. Et surtout, un truc rare : un show qui capte à la fois le spleen ado et le groove des seventies sans jamais forcer.
Avec That ’70s Show, pas besoin de scénario alambiqué. Juste un groupe d’ados, un peu paumés, beaucoup drôles, et toujours cash.
Paumés, perchés, parfaits
Oui, ils fument. Oui, ils couchent. Et non, ce n’est jamais lourd. That ’70s Show enchaîne les sujets sensibles comme si c’était des tickets resto. La drogue ? Planquée dans le fameux « circle », filmé en caméra tournante pour éviter la censure. Mais tout le monde pige. Surtout toi.
Le sexe ? Présent, mais jamais crado. Les vannes fusent, les hormones chauffent, mais l’humour garde la main sur le volant. Ici, perdre sa virginité, c’est aussi épique qu’un boss de fin dans Final Fantasy.
Les parents ? Présents. Oppressants. Hilarants. Red, le daron le plus flippant de la télé, veut botter des culs à la chaîne. Kitty, sa femme, plane entre le Valium et la cuisine. En fond, la guerre du Vietnam gronde encore. Les ados cherchent à comprendre un monde qui change plus vite qu’eux.
Et Fez ? Objet d’adoration, de moqueries, d’exotisme flou. Il cristallise à lui seul toutes les ambiguïtés d’une Amérique qui se dit ouverte… mais pas trop. La série en rigole, mais toi, tu captes le sous-texte.
La série parle de tout. Mais toujours avec ce ton chill, jamais donneur de leçons. Comme si on te disait : “Oui, c’est le bordel. Maintenant rigole, t’es dans un sous-sol.”
Pourquoi cette série reste culte (et pas juste pour la nostalgie) ?
Nostalgie ? Oui, un peu. Mais That ’70s Show, c’est pas juste un moodboard Instagram avec des pattes d’eph et des vinyles d’Alice Cooper. La série tient encore debout. Et pas sur une seule jambe.
D’abord, les dialogues. Ça claque. Ça fuse. Ça troll avant que le mot existe. Chaque vanne est calibrée comme un missile sol-sol lancé depuis le sous-sol de Forman. Et même 20 ans plus tard, tu ris toujours. Peut-être même plus qu’avant.
Ensuite, les persos. On part sur des archétypes (le nerd, le beau gosse, la drama queen…), mais aucun ne reste figé. Chacun évolue. Chacun se prend des murs. Chacun balance des punchlines devenues cultes. Même les plus clichés deviennent attachants. Même Fez. Surtout Fez.
Le format sitcom ? Ultra classique. Mais bien huilé. Rythmé. Sans temps mort. Tu peux mater trois épisodes à la suite sans t’en rendre compte. C’est comme un paquet de chips. Mais avec plus de répliques sur la guerre du Vietnam.
Et cette ambiance… visuellement, c’est un musée vivant des années 70. Mais jamais kitsch. Jamais forcé. La série vit dans les seventies sans les cosplay-er. Même la BO te balance du Deep Purple, du Bowie et du Kiss comme si c’était normal.
Enfin, y’a ce truc rare : le double niveau. Les ados sont drôles. Mais les darons aussi. Red Forman, c’est un mème ambulant. Kitty, c’est une arme de bienveillance massive. Le clash générationnel devient un vrai moteur narratif. Tu ris autant avec les vieux qu’avec les jeunes. Et ça, c’est fort.
Bref, si la série tient encore la route, c’est pas juste parce qu’on aime les pantalons trop larges. C’est parce qu’elle a capté quelque chose de simple, universel, et toujours aussi marrant : grandir, c’est chiant. Mais entre potes, ça devient légendaire.
That ’90s Show : suite legit ou fan service tiède ?
En 2023, Netflix ressort la Vista Cruiser du garage. Nouveau crew, mêmes murs, et Red toujours prêt à botter des culs. Sur le papier, That ’90s Show sent bon la nostalgie. Dans les faits ? C’est plus tiède qu’un café oublié sur une table basse IKEA.
Alors oui, les caméos font plaisir. Voir Eric, Donna, Kelso et Jackie popper à l’écran, c’est comme retrouver d’anciens potes en soirée. T’as envie d’y croire. T’as presque la larme. Mais une fois le flashback passé ? Le cœur bat moins fort.
Le problème, c’est le nouveau casting. Sympa, mais trop lisse. La bande manque de relief, de mordant, de connerie. Personne n’a le charisme crado d’un Hyde ou les neurones en RTT de Kelso. Résultat : les vannes tombent souvent à plat. Et le “circle” version 2020’s ? Aussi safe qu’un tutoriel TikTok.
Autre souci : le ton. That ’70s Show osait. Ici, tout est plus propre, plus encadré, plus… Netflix. La vibe des nineties est là, mais filtrée, nostalgie aseptisée sous cellophane. Comme si les années 90, c’était juste des chouchous et des consoles Nintendo.
That ’90s Show fait le taf si t’as besoin d’un doudou pop pour occuper une soirée. Mais recréer la magie ? C’est plus dur que de remettre un jean pattes d’eph sans te ridiculiser.
Que sont-ils devenus ? De stars à scandales
À la fin de la série, ils avaient tous l’avenir devant eux. Et spoiler : certains ont foncé… droit dans le mur. D’autres ont bifurqué vers Hollywood, les startups, ou Netflix. Bref, That’70s Show, c’était pas juste une bande de potes à l’écran. En coulisses, c’était aussi un joyeux bazar.
Ashton Kutcher ? Il a troqué ses chemises moches pour des costards de business angel. Kelso est devenu l’un des premiers investisseurs d’Uber. Oui, Uber. Il a aussi épousé Mila Kunis, son crush à l’écran. Plot twist validé.
Mila Kunis, justement : carrière en béton. Voix de Meg dans Family Guy, blockbusters à la pelle (Black Swan, Ted…), et toujours aussi badass. Elle a réussi là où beaucoup d’anciennes stars de sitcoms se sont plantées : la transition smooth vers le ciné.
Topher Grace, aka Eric Forman, a fui That ’70s Show juste avant la dernière saison. Mauvais timing ? Peut-être. Il a tenté le virage ciné avec Spider-Man 3 (oui, le Venom que personne n’avait demandé). Depuis, il fait son bonhomme de chemin, souvent en second rôle, parfois dans des trucs indé qui claquent.
Laura Prepon, alias Donna, s’en est sortie haut la main avec Orange Is the New Black. Look radicalement différent, rôle puissant. Elle a prouvé qu’elle pouvait casser l’image de la girl next door rousse en deux secondes chrono.
Wilmer Valderrama, le Fez au pays inconnu, s’est recyclé dans NCIS en mode agent spécial. Gros glow-up. On était pas prêts.
Et puis… Danny Masterson. Le cas qui fout le malaise. Accusé puis condamné pour viol, blacklisté de partout. Même ses anciens potes de la série ont dû prendre leurs distances. L’ombre au tableau. Le genre de bad trip que t’effaces pas avec une réplique marrante.
Côté coulisses, la série a aussi vu naître (et renaître) des romances. Ashton et Mila, on l’a dit. Mais aussi des rumeurs, des clashs, et des prises de distance post-scandale. Comme quoi, même les sitcoms feel-good peuvent virer dark en version IRL.
Bref, des stars, des départs, des come-backs… et un crash. La vie après le sous-sol, c’était pas de tout repos.
Ce que That ’70s Show a changé dans la pop culture
That ’70s Show, c’est plus qu’une sitcom à chemises pattes d’eph. C’est un vrai game changer pour la télé des années 2000.
D’abord, la formule : un groupe d’ados dans un cadre cosy, avec des dialogues punchy et un humour qui ne verse jamais dans le lourd. Cette recette, elle a inspiré des mastodontes comme Big Bang Theory ou How I Met Your Mother. Sans That ’70s Show, pas sûr qu’on aurait eu Sheldon Cooper qui débite ses blagues sur la physique quantique.
Ensuite, l’impact culturel. Niveau style, la série a remis les seventies au goût du jour bien avant que ça devienne hype. Pattes d’eph, cols larges, vestes en velours côtelé : aujourd’hui, c’est vintage cool, hier, c’était juste la mode des darons.
Musicalement, la bande-son est devenue un must-have pour les fans de rock classique, disco et glam. Sans oublier le générique culte qui tourne encore dans les playlists nostalgie.
Enfin, That ’70s Show a donné naissance à une vraie culture meme. Red Forman et son “Dumbass!”, Kelso le beau naze, Fez l’exotique attachant… Ces persos sont devenus des archétypes sur lesquels Internet se gave encore aujourd’hui.
Et oui That ’70s Show a planté des graines dans la pop culture. Et elles continuent de pousser, génération après génération.
That ’70s Show : la bande-son d’une époque (et d’un show)
That ’70s Show, c’est pas juste des blagues et des chemises fluo. C’est aussi une playlist vivante, qui balance du rock, du disco, du funk et du glam à gogo.
Dès le générique, tu prends une claque avec In The Street de Cheap Trick. Une intro simple, efficace, et super catchy. Bref, un classique instantané qui te met direct dans l’ambiance seventies.
Mieux encore, chaque épisode porte le nom d’une chanson. Comme Friends, mais avec un vrai respect pour la musique. Ça te plonge dans un univers sonore qui colle à la vibe, au mood et parfois même à l’intrigue.
Du Led Zeppelin qui gronde au Queen qui brille, la bande-son accompagne chaque moment, comme un personnage à part entière. Sans ça, la série serait juste une sitcom. Avec, c’est un vrai voyage temporel.
Alors si tu kiffes That ’70s Show, prépare-toi à une expérience à écouter autant qu’à mater. Parce qu’ici, la musique ne fait pas que jouer en fond. Elle raconte l’époque, la série… et ta nostalgie.
Le sous-sol comme capsule temporelle
That ’70s Show, ce n’est pas qu’une série drôle avec des chemises qui piquent les yeux. C’est une vraie capsule temporelle. Un refuge pour tous les nostalgiques, que tu viennes des seventies, des années 90, ou même des années 2000.
Dans ce sous-sol, le temps s’arrête. Les galères d’ados, les blagues pourries, les bastons verbales, et les “foot in your ass” de Red restent intacts. Pas besoin de machine à remonter le temps quand tu peux juste lancer un épisode.
Au fond, la série nous rappelle une vérité simple : peu importe l’époque, les vraies amitiés et les conneries entre potes ne vieillissent jamais. Et c’est ça qui fait toute la magie de That ’70s Show. Alors pose-toi, allume la télé, et laisse-toi emporter.
FAQ That ’70s Show
Où regarder That ’70s Show en France ?
En France, That ’70s Show est actuellement disponible en streaming sur les plateformes suivantes :
Prime Video : La série est accessible via un abonnement Amazon Prime Video.
Google Play : Les saisons sont proposées à l’achat ou à la location.
Apple TV : Disponible à l’achat ou à la location.
Notez que That ’70s Show n’est plus disponible sur Netflix en France depuis 2020, suite à l’expiration de l’accord de licence.
Quel âge avaient les personnages de la première saison de That ’70s Show ?
Dans la première saison de That ’70s Show, les personnages principaux sont censés être âgés de 17 à 18 ans. Voici un aperçu de leurs âges fictifs et réels lors du début de la série en 1998 :
Âges des personnages dans la saison 1
Eric Forman : 17 ans. Dans l’épisode « Eric’s Birthday » (saison 1, épisode 2), il fête ses 17 ans. Topher Grace, l’acteur qui l’interprète, avait 20 ans à l’époque.
Donna Pinciotti : 17 ans. Laura Prepon, l’actrice qui la joue, avait 18 ans lors du début de la série.
Michael Kelso : 18 ans. Ashton Kutcher, l’acteur qui l’interprète, avait 20 ans au début de la série.
Steven Hyde : 17 ans. Danny Masterson, l’acteur qui le joue, avait 22 ans lors du lancement de la série.
Jackie Burkhart : 16 ans. Mila Kunis, l’actrice qui l’interprète, avait 14 ans lors de l’audition, bien que l’âge minimum requis était de 18 ans. Elle a menti sur son âge pour obtenir le rôle.
Fez : 17 ans. Wilmer Valderrama, l’acteur qui le joue, avait 18 ans lors du début de la série.
Qui a joué Rhonda dans That 70s Show ?
Rhonda dans That ’70s Show a été jouée par l’actrice Jenna Fischer. Elle apparaît notamment dans la saison 4, où elle incarne la petite amie d’Eric Forman pendant une partie de la série. Jenna Fischer est surtout connue pour son rôle de Pam Beesly dans The Office (version US).
🎬 That ’70s Show en DVD ?
Le culte à portée de main

